L’alimentation de la jument poulinière
La naissance d’un poulain, c’est un moment magique pour n’importe quel propriétaire. Et même si la reproduction comporte son lot d’imprévus, l’alimentation reste l’un des meilleurs outils pour mettre toutes les chances de votre côté.
Table des matières
Une bonne cote de chair : la base
Avant, pendant et après la gestation, la poulinière devrait maintenir une cote de chair autour de 6 — on sent les côtes sans les voir.
– Trop maigre ? La jument est en mode survie, ce qui nuit à la reproduction.
– Trop grasse ? Cela peut perturber ses hormones et compliquer la fécondation.
Durant la gestation, toute perte de poids est un signal d’alarme : elle ne reçoit pas assez d’énergie pour elle ni pour son poulain. Une jument trop grasse peut devenir résistante à l’insuline, ce qui augmente les risques d’OCD (ostéochondrose de développement), souvent présent dès la naissance. En lactation, son niveau d’énergie doit rester élevé et stable. Ses besoins sont équivalents à ceux d’un cheval de course, et elle aura souvent besoin d’environ 2 kg de moulée supplémentaire par jour au début.
Les protéines : penser qualité d’abord
Les protéines doivent surtout fournir les bons acides aminés, notamment la lysine et la méthionine.
S’il en manque dans l’alimentation :
– La production de lait diminue.
– Le poulain profite moins bien de la ration
La musculature du dos est un excellent indicateur : un dos peu musclé = apport en protéines insuffisant.
Minéraux et vitamines : essentiels à chaque étape
Une jument au foin seulement aura presque toujours des carences, surtout en sélénium et en vitamines. Il faut au minimum un supplément complet.
Points importants :
– Corriger une carence peut prendre jusqu’à trois mois.
– Les besoins en calcium et phosphore explosent durant les 5 derniers mois de gestation.
– En lactation, la jument transfère beaucoup de minéraux dans son lait.
Privilégiez les minéraux chélatés (ex. méthionine de zinc, levure de sélénium) — ils sont mieux absorbés et se retrouvent en plus grande quantité dans le lait.
À surveiller également
– La fétuque élevée contaminée par des endophytes peut perturber les hormones.
– L’avoine, l’orge ou le maïs peuvent contenir des mycotoxines, qui causent diarrhées, retours en chaleurs, avortements ou complications au poulinage. Une analyse est recommandée.
Et les oméga 3 ?
Ils sont utiles à toutes les étapes : saillie, gestation, lactation… et contribuent même à un poulain plus vif et plus facile à éduquer.
Programme alimentaire de base pour une jument poulinière – Viser une cote de chair de 6 tout au long de la gestation.
7 premiers mois de gestation
– Même moulée qu’avant la gestation.
– Supplémenter en minéraux et vitamines au besoin, en fonction de la quantité de moulée servie.
8e au 10e mois
– Même ration, mais avec plus de minéraux et de vitamines, tels que ceux retrouvés dans notre supplément compensateur Equilibrium Optimal.
Dernier mois de gestation
– Passer graduellement à Une moulée de lactation, telle que la moulée Evolution Maternité
– Viser un ratio calcium/phosphore de 2:1.
Lactation
Augmenter les calories – Ajouter en moyenne 2 kg de moulée par jour, toujours en fonction de la cote de chair et de la production de lait de la jument.
– Augmenter l’apport en minéraux et en vitamines. Viser un ratio calcium/phosphore de 2:1 et un ratio zinc/cuivre de 4 :1
– Augmenter l’apport en protéines pour soutenir la production de lait.
Il peut être utile de faire appel à un technicien ou à un agronome pour établir un programme alimentaire personnalisé pour votre jument. Toutes ces variables seront bien plus faciles à évaluer avec un programme de calcul de ration! Il est aussi fortement suggéré de faire analyser le foin pour connaître le contenu de la portion principale de l’alimentation de la jument.